dimanche 20 décembre 2009

L'Evangile du jour




Quatrième Dimanche de l'Avent

Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1,39-45.

En ces jours-là, Marie se mit en route rapidement vers une ville de la montagne de Judée.
Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth.
Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l'enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie de l'Esprit Saint,
et s'écria d'une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni.
Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu'à moi ?
Car, lorsque j'ai entendu tes paroles de salutation, l'enfant a tressailli d'allégresse au-dedans de moi.
Heureuse celle qui a cru à l'accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »




Commentaire du jour
Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Eglise
Homélie attribuée (trad. Solesmes, Lectionnaire, t. 3, p. 1039 rev.)

« L'enfant a tressailli d'allégresse au-dedans de moi »

Quel mystère nouveau et admirable ! Jean ne naît pas encore et déjà il parle par ses tressaillements ; il ne paraît pas encore et déjà il profère des avertissements ; il ne peut pas encore crier et déjà il se fait entendre par des actes ; il n'a pas encore commencé sa vie et déjà il prêche Dieu ; il ne voit pas encore la lumière et déjà il montre le soleil ; il n'est pas encore mis au monde et déjà il se hâte d'agir en précurseur. Le Seigneur est là : il ne peut pas se retenir, il ne supporte pas d'attendre les limites fixées par la nature, mais il s'efforce de rompre la prison du sein maternel et il cherche à faire connaître d'avance la venue du Sauveur. « Il est arrivé, dit-il, celui qui brise les liens. Et moi je reste enchaîné, je suis encore tenu à demeurer ici ? Le Verbe vient pour tout rétablir et moi, je reste encore captif ? Je sortirai, je courrai devant lui et je proclamerai à tous : Voici l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. » (Jn 1,29)

Mais dis-nous, Jean, retenu encore dans l'obscurité du sein de ta mère, comment vois-tu et entends-tu ? Comment contemples-tu les choses divines ? Comment peux-tu tressaillir et exulter ? « Grand, dit-il, est le mystère qui s'accomplit, c'est un acte qui échappe à la compréhension de l'homme. A bon droit j'innove dans l'ordre naturel à cause de celui qui doit innover dans l'ordre surnaturel. Je vois, avant même de naître, car je vois en gestation le Soleil de justice (Ml 3,20). Je perçois par l'ouïe, car en venant au monde je suis la voix qui précède le grand Verbe. Je crie, car je contemple, revêtu de sa chair, le Fils unique du Père. J'exulte, car je vois le Créateur de l'univers recevoir la forme humaine. Je bondis, car je pense que le Rédempteur du monde a pris corps. Je suis le précurseur de son avènement et je devance votre témoignage par le mien. »

mercredi 16 décembre 2009

La bonté du Christ


Pour un homme, rencontrer la bonté du Christ dans un autre homme, c'est avant tout être rencontré soi-même pour ce qu'on est soi-même.

Le monde nous force à être nous-même, plus autre chose : famille, profession, nationalité, race, classe... Il nous met de force en série. Il nous juge sur ce qui est pour lui qualités et défauts mais qui n'est pourtant pas nous-même.

Chacun, dans la société, se sent marqué de péchés originels, variables avec chaque milieu et qu'on traite pour incurables.

Pour la bonté de Jésus-Christ c'est chacun qui existe et tout le reste devient d'un coup relatif.

Madeleine Delbrêl

("Nous autres, gens des rues", Seuil, coll. Livre de vie 1995 - p136)

dimanche 13 décembre 2009

L'Evangile du jour



Troisième Dimanche de l'Avent

Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 3,10-18.

Les foules qui venaient se faire baptiser par Jean lui demandaient : « Que devons-nous faire ? »
Jean leur répondait : « Celui qui a deux vêtements, qu'il partage avec celui qui n'en a pas ; et celui qui a de quoi manger, qu'il fasse de même ! »
Des publicains (collecteurs d'impôts) vinrent aussi se faire baptiser et lui dirent : « Maître, que devons-nous faire ? »
Il leur répondit : « N'exigez rien de plus que ce qui vous est fixé. »
A leur tour, des soldats lui demandaient : « Et nous, que devons-nous faire ? » Il leur répondit : « Ne faites ni violence ni tort à personne ; et contentez-vous de votre solde. »
Or, le peuple était en attente, et tous se demandaient en eux-mêmes si Jean n'était pas le Messie.
Jean s'adressa alors à tous : « Moi, je vous baptise avec de l'eau ; mais il vient, celui qui est plus puissant que moi. Je ne suis pas digne de défaire la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l'Esprit Saint et dans le feu.
Il tient à la main la pelle à vanner pour nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera le grain dans son grenier ; quant à la paille, il la brûlera dans un feu qui ne s'éteint pas. »
Par ces exhortations et bien d'autres encore, il annonçait au peuple la Bonne Nouvelle.



Commentaire du jour
Saint Maxime de Turin (?-v. 420), évêque
Sermon 88 (trad. Année en Fêtes, Migne 2000, p. 37)
« Il vient, celui qui est plus puissant que moi »

Jean n'a pas seulement parlé en son temps, en annonçant le Seigneur aux Pharisiens, en disant : « Préparez le chemin au Seigneur, rendez droits ses sentiers » (Mt 3,3). Aujourd'hui il crie en nous, et le tonnerre de sa voix ébranle le désert de nos péchés. Même enseveli dans le sommeil du martyre, sa voix retentit encore. Il nous dit aujourd'hui : « Préparez les chemins du Seigneur, rendez droits ses chemins »...

Jean Baptiste a donc ordonné de préparer la voie au Seigneur. Voyons quelle route il a préparé au Sauveur. De bout en bout, il a parfaitement tracé et ordonné sa voie pour l'arrivée du Christ, car il a été en tout point sobre, humble, économe et vierge. C'est en décrivant toutes ces vertus qui sont les siennes que l'évangéliste dit : « Ce Jean avait son vêtement fait de poils de chameau et un pagne de peau autour des reins ; sa nourriture était de sauterelles et de miel sauvage » (Mt 3,4). Quelle plus grande marque d'humilité chez un prophète que le mépris des vêtements moelleux pour se vêtir de poils rugueux ? Quelle plus profonde marque de foi que d'être toujours prêt, un simple pagne autour des reins, à tous les devoirs de servitude ? Quelle marque d'abstinence plus éclatante que le renoncement aux délices de cette vie pour se nourrir de sauterelles et de miel sauvage ?

Tous ces comportements du prophète étaient à mon avis prophétiques en eux-mêmes. Quand le messager du Christ portait un vêtement rugueux, en poils de chameau, cela ne signifiait-il pas simplement que le Christ, à sa venue, revêtirait notre corps humain, au tissu épais, rugueux par ses péchés ?... La ceinture de peau signifie que notre chair fragile, orientée avant la venue du Christ sur le vice, il la mènerait à la vertu.

vendredi 11 décembre 2009

Debout, Jérusalem !


Livre de Baruc 5,1-9.

Jérusalem, quitte ta robe de tristesse et de misère, et revêts la parure de la gloire de Dieu pour toujours,
enveloppe-toi dans le manteau de la justice de Dieu, mets sur ta tête le diadème de la gloire de l'Éternel.

Dieu va déployer ta splendeur partout sous le ciel,
car Dieu pour toujours te donnera ces noms : « Paix-de-la-justice » et « Gloire-de-la-piété-envers-Dieu ».

Debout, Jérusalem ! tiens-toi sur la hauteur, et regarde vers l'orient : vois tes enfants rassemblés du levant au couchant par la parole du Dieu Saint ; ils se réjouissent parce que Dieu se souvient.

Tu les avais vus partir à pied, emmenés par les ennemis, et Dieu te les ramène, portés en triomphe, comme sur un trône royal.

Car Dieu a décidé que les hautes montagnes et les collines éternelles seraient abaissées, et que les vallées seraient comblées : ainsi la terre sera aplanie, afin qu'Israël chemine en sécurité dans la gloire de Dieu.

Sur l'ordre de Dieu, les forêts et leurs arbres odoriférants donneront à Israël leur ombrage ;
car Dieu conduira Israël dans la joie, à la lumière de sa gloire, lui donnant comme escorte sa miséricorde et sa justice.

mardi 8 décembre 2009

Immaculée Conception de la Vierge Marie


En ce jour, l'Eglise Catholique, célèbre la conception immaculée de la Vierge Marie.

Ce dogme de la Foi Catholique à été défini en 1854, par le Bx Pie IX.

Selon notre foi, Marie a été préservée de la tache originelle, avant sa conception, par les mérites anticipés de la mort de son fils sur la croix.

Voiçi la bulle du pape Pie IX, définissant la Conception Immaculée de Marie :

« Nous déclarons, prononçons et définissons que la doctrine, qui tient que la bienheureuse Vierge Marie a été, au premier instant de sa conception par une grâce et une faveur singulière du Dieu tout-puissant, en vue des mérites de Jésus-Christ, Sauveur du genre humain, préservée intacte de toute souillure du péché originel, est une doctrine révélée de Dieu, et qu’ainsi elle doit être crue fermement, et constamment par tous les fidèles. »




" Fille toute sainte de Joachim et d'Anne, qui as échappé aux regards des Principautés et des Puissances et « aux flèches enflammées du Mauvais » (Col 1,16; Ep 6,16), tu as vécu dans la chambre nuptiale de l'Esprit, et as été gardée intacte pour devenir épouse de Dieu et Mère de Dieu par nature...

Fille aimée de Dieu, l'honneur de tes parents, les générations des générations te disent bienheureuse, comme tu l'as affirmé avec vérité (Lc 1,48). Fille digne de Dieu, beauté de la nature humaine, réhabilitation d'Ève notre première mère ! Car par ta naissance, celle qui était tombée est relevée...

Si, par la première Eve « la mort a fait son entrée » (Sg 2,24; Rm 5,12), parce qu'elle s'était mise au service du serpent, Marie, elle, qui s'est fait la servante de la volonté divine, a trompé le serpent trompeur et introduit dans le monde l'immortalité."

Saint Jean de Damas (v. 675-749)

dimanche 6 décembre 2009

L'Evangile du jour



Deuxième Dimanche de l'Avent

Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 3,1-6.

L'an quinze du règne de l'empereur Tibère, Ponce Pilate étant gouverneur de la Judée, Hérode prince de Galilée, son frère Philippe prince du pays d'Iturée et de Traconitide, Lysanias prince d'Abilène,
les grands prêtres étant Anne et Caïphe, la parole de Dieu fut adressée dans le désert à Jean, fils de Zacharie.
Il parcourut toute la région du Jourdain ; il proclamait un baptême de conversion pour le pardon des péchés,
comme il est écrit dans le livre du prophète Isaïe : A travers le désert, une voix crie : Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez sa route.
Tout ravin sera comblé, toute montagne et toute colline seront abaissées ; les passages tortueux deviendront droits, les routes déformées seront aplanies ;
et tout homme verra le salut de Dieu.

mardi 1 décembre 2009

C'est lui, c'est lui...


"Qui est Jésus ?

Notre foi exulte et clame : c'est lui, c'est
lui, le Fils de Dieu fait homme ; Il est le
Messie que nous attendions ; Il est le
Sauveur du monde, et finalement, Il est
le Maître de notre vie ; Il est l'image du
Dieu invisible; Il est l'Ami intérieur;
Celui qui peut pardonner, consoler,
guérir, et même ressusciter...

On pourrait continuer cette litanie,
véritable chant cosmique, sans fin et
sans limite...

Qu'en dire de plus ?

Il dépasse notre capacité de comprendre
et d'exprimer : Il nous enchante et
nous enivre..."

Paul VI

(extrait de l' audience du 11 décembre 1974
Eglise et documents n°7. Editions du Vatican)