mardi 19 janvier 2010

La clé


C'est l'Évangile qui donne la " clé " des complications et les simplifie.

Il nous donne une loi qui, en aucun cas, ne doit être transgressée, qui, à elle seule, est " la loi et les prophètes" : "Tu aimeras le Seigneur et ton prochain".

Madeleine Delbrêl

("Indivisible Amour", Centurion , 1992 - p51)

dimanche 17 janvier 2010

L'Evangile du jour





Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 2,1-11.
Il y avait un mariage à Cana en Galilée. La mère de Jésus était là.
Jésus aussi avait été invité au repas de noces avec ses disciples.
Or, on manqua de vin ; la mère de Jésus lui dit : « Ils n'ont pas de vin. »
Jésus lui répond : « Femme, que me veux-tu ? Mon heure n'est pas encore venue. »
Sa mère dit aux serviteurs : « Faites tout ce qu'il vous dira. »
Or, il y avait là six cuves de pierre pour les ablutions rituelles des Juifs ; chacune contenait environ cent litres.
Jésus dit aux serviteurs : « Remplissez d'eau les cuves. » Et ils les remplirent jusqu'au bord.
Il leur dit : « Maintenant, puisez, et portez-en au maître du repas. » Ils lui en portèrent.
Le maître du repas goûta l'eau changée en vin. Il ne savait pas d'où venait ce vin, mais les serviteurs le savaient, eux qui avaient puisé l'eau.
Alors le maître du repas interpelle le marié et lui dit : « Tout le monde sert le bon vin en premier, et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon. Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu'à maintenant. »
Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C'était à Cana en Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui.





Commentaire du jour
Saint Romanos le Mélode (?-v. 560), compositeur d'hymnes
Hymne n°18, Les Noces de Cana (trad. SC 110, p. 307s rev.)
« Tu as gardé le bon vin jusqu'à maintenant »

Alors que le Christ assistait aux noces et que la foule des convives se régalait, le vin leur manqua, et leur joie se changea en chagrin... Voyant cela, la très pure Marie vint aussitôt dire à son fils : « Ils n'ont plus de vin ; alors, je t'en prie, mon enfant, montre que tu peux tout, toi qui as tout créé avec sagesse. »

S'il te plaît, Vierge vénérable, d'après quels miracles de lui as-tu su que ton fils, sans avoir vendangé de raisin, pouvait accorder le vin, alors qu'il n'avait pas encore fait de miracles auparavant ? Apprends-nous...comment tu as dit à ton fils : « Donne-leur du vin, toi qui as tout créé avec sagesse. »

« --J'ai vu moi-même Elisabeth m'appeler Mère de Dieu avant l'enfantement ; après l'enfantement Syméon m'a chantée, Anne m'a célébrée ; les mages sont accourus de la Perse à la crèche, car une étoile annonçait d'avance cet enfantement ; les bergers avec les anges se faisaient hérauts de la joie, et la création se réjouissait avec eux. Que pourrais-je aller chercher de plus grand que ces miracles, pour croire sur leur foi que mon fils est celui qui a tout créé avec sagesse ? »...

Quand le Christ changea manifestement l'eau en vin par sa puissance, toute la foule se réjouit, trouvant admirable le goût de ce vin. Aujourd'hui, c'est au banquet de l'Eglise que nous nous asseyons tous, car le vin est changé en sang du Christ, et nous le buvons tous avec une allégresse sainte, glorifiant le grand Epoux. Car l'Epoux véritable, c'est le fils de Marie, le Verbe qui est de toute éternité, qui a pris la forme d'un esclave, et qui a tout créé avec sagesse.

Très-Haut, saint, sauveur de tous, garde sans altération le vin qui est en nous puisque tu présides à tout. Chasse en nous toute perversité, toutes les pensées mauvaises qui mouillent ton vin très saint... Par les prières de la sainte Vierge Mère de Dieu, délivre-nous, de l'angoisse des péchés qui nous oppressent, Dieu miséricordieux, toi qui as tout créé avec sagesse.

mercredi 13 janvier 2010

Aime donc et fais ce que tu veux


C'est par l amour qu'on demande, qu'on cherche, qu'on connaît. Aime donc et fais ce que tu veux.

Saint Augustin

dimanche 10 janvier 2010

L'Evangile du jour




Fête du Baptême du Seigneur

Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 3,15-16.21-22.
Le peuple venu auprès de Jean Baptiste était en attente, et tous se demandaient en eux-mêmes si Jean n'était pas le Messie.
Jean s'adressa alors à tous : « Moi, je vous baptise avec de l'eau ; mais il vient, celui qui est plus puissant que moi. Je ne suis pas digne de défaire la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l'Esprit Saint et dans le feu.
Comme tout le peuple se faisait baptiser et que Jésus priait, après avoir été baptisé lui aussi, alors le ciel s'ouvrit.
L'Esprit Saint descendit sur Jésus, sous une apparence corporelle, comme une colombe. Du ciel une voix se fit entendre : « C'est toi mon Fils : moi, aujourd'hui, je t'ai engendré. »


LE BAPTEME DU SEIGNEUR


Le Baptême de Jésus, c'est l'acceptation et l'inauguration de sa mission de Serviteur souffrant. Il se laisse compter parmi les pécheurs ; il est déjà " l'Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde " ; déjà, il anticipe le " baptême " de sa mort sanglante. Il vient déjà " accomplir toute justice ", c'est-à-dire qu'il se soumet tout entier à la volonté de son Père : il accepte par amour le baptême de mort pour la rémission de nos péchés. A cette acceptation répond la voix du Père qui met toute sa complaisance en son Fils. L'Esprit que Jésus possède en plénitude dès sa conception, vient " reposer " sur lui. Il en sera la source pour toute l'humanité. A son Baptême, " les cieux s'ouvrirent " que le péché d'Adam avait fermés ; et les eaux sont sanctifiées par la descente de Jésus et de l'Esprit, prélude de la création nouvelle.




Catéchisme de l'Eglise catholique

jeudi 7 janvier 2010

Ils ont percé ses mains


Ils ont percé ses mains, ses pieds, ils ont aussi percé son côté d’un coup de lance. (...) Mais les clous qui pénètrent sa chair sont devenus pour moi la clef qui m’a permis de pénétrer dans le mystère de ses desseins. Comment, en effet ne pas voir à travers si larges ouvertures? Ces clous et ces plaies crient que, dans le Christ, Dieu s’est vraiment réconcilié le monde (2 Co 14, 19). Le fer l’a transpercé jusqu’au cœur, afin qu’il sût dès lors compatir aux souffrances de notre nature si fragile. Le secret de son Cœur se révèle par les ouvertures de son Corps. Le grand mystère de la tendresse de Dieu est à découvert: voici, au grand jour, sa miséricordieuse bonté qui nous amènera d’en-haut la visite du Soleil Levant (Lc 1, 38).

Et pourquoi sa tendresse ne se montrerait-elle pas par ses blessures? En effet, comment pourriez-vous nous montrer, Seigneur, mieux que par vos blessures, votre bonté, votre miséricorde et l’immensité de votre amour? (Ps 85, S), puisqu’il n’est pas de plus grande preuve d’amour que de donner sa vie pour des coupables condamnés à la mort (cf. Jn 1S, 13).

La miséricorde du Seigneur est donc mon mérite, et je ne manquerai pas tant que Dieu daignera prendre compassion de moi; Si les miséricordes du Seigneur sont abondantes, ses mérites abonderont aussi. Mais si j’ai la conscience chargé de nombreux péchés, qu’arrivera-t-il? “Où le péché s’est multiplié, la grâce a surabondé” (Rm 5, 20). Et si miséricorde de Dieu “étend d’éternité en éternité” (Ps 105, 17), alors moi aussi “je chanterai éternellement la miséricorde du Seigneur” (Ps 89, 1).

Saint Bernard de Clairvaux (1090-1153)

dimanche 3 janvier 2010

L'Evangile du jour



Solennité de l'Epiphanie du Seigneur

Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 2,1-12.

Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem
et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu se lever son étoile et nous sommes venus nous prosterner devant lui. »
En apprenant cela, le roi Hérode fut pris d'inquiétude, et tout Jérusalem avec lui.
Il réunit tous les chefs des prêtres et tous les scribes d'Israël, pour leur demander en quel lieu devait naître le Messie. Ils lui répondirent :
« A Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète :
Et toi, Bethléem en Judée, tu n'es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Judée ; car de toi sortira un chef, qui sera le berger d'Israël mon peuple. »
Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l'étoile était apparue ;
puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l'enfant. Et quand vous l'aurez trouvé, avertissez-moi pour que j'aille, moi aussi, me prosterner devant lui. »
Sur ces paroles du roi, ils partirent. Et voilà que l'étoile qu'ils avaient vue se lever les précédait ; elle vint s'arrêter au-dessus du lieu où se trouvait l'enfant.
Quand ils virent l'étoile, ils éprouvèrent une très grande joie.
En entrant dans la maison, ils virent l'enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l'or, de l'encens et de la myrrhe.
Mais ensuite, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.

vendredi 1 janvier 2010

Sainte Marie, Mère de Dieu


En ce jour, l'Eglise Catholique, célèbre Sainte Marie, Mère de Dieu.

Mère de Dieu, Mère du Prince de la Paix

« Ave, Mère sainte : tu as donné le jour au Roi qui gouverne le ciel et la terre pour les siècles des siècles » (cf. antienne d'ouverture). Avec cet antique salut, l'Eglise s'adresse aujourd'hui, huitième jour après Noël et premier jour de l'année, à la très sainte Vierge Marie, en l'invoquant en tant que Mère de Dieu. Le Fils éternel du Père a pris en elle notre chair et, à travers elle, il et devenu « le fils de David et le fils d'Abraham » (Mt 1,1). Marie est donc sa mère véritable : la Theotòkos, la Mère de Dieu ! Si Jésus est la Vie, Marie est la Mère de la Vie. Si Jésus est l'Espérance, Marie est la Mère de l'Espérance. Si Jésus est la Paix, Marie est la Mère de la Paix, Mère du Prince de la Paix. En entrant dans la nouvelle année, nous demandons à cette Mère sainte de nous bénir. Demandons-lui de nous donner Jésus, notre pleine bénédiction, dans lequel le Père a béni l'histoire une fois pour toutes, en la faisant devenir une histoire de salut... L'Enfant né à Bethléem est la Parole éternelle du Père faite chair pour notre salut, il est « Dieu avec nous », qui apporte avec lui le secret de la paix véritable. Il est le Prince de la Paix (Is 7,14; 9,5)...

Jean-Paul II